institution genevoise d'action sociale

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Questions générales

  1. Combien de personnes l'Hospice général aide-t-il ?

    Au 31 mars 2012, l’Action sociale enregistrait plus de 20'400 bénéficiaires tandis que plus de 4'700 personnes étaient à l’Aide aux requérants d’asile, soit au total plus de 25'000 personnes aidées par l’institution. S’ajoutent en outre 900 jeunes qui trouvent conseils et soutien auprès de la structure Infor jeunes, ainsi que plusieurs milliers de seniors qui fréquentent le Centre d’animation des retraités et les Maisons de vacances.

  2. L'Hospice général ressent-il les effets la crise ?

    Oui, le contrecoup de la crise financière de 2008 est de grande ampleur depuis janvier 2009. L’augmentation du nombre de bénéficiaires à l’Action sociale atteint 13% en 2011 et 32% sur trois ans. Cette augmentation est générée pour près des deux tiers par l’évolution conjoncturelle et pour plus d’un tiers par les effets induits par l’introduction de la nouvelle Loi sur l’assurance-chômage (LACI), entrée en vigueur le 1er avril 2011. 

  3. Pourquoi la reprise économique n'a-t-elle pas eu d'impact jusqu'à présent ?

    C’est le paradoxe des répercussions à long terme des effets de la conjoncture. La reprise fait d’abord disparaître le chômage technique, puis concerne en premier lieu les chômeurs de courte durée qui, étant moins éloignés du marché du travail, s’y insèrent plus facilement que les bénéficiaires du RMCAS par exemple. Ainsi, le chômage structurel demeure, tandis que  l’Aide sociale continue à enregistrer une hausse du nombre de ses dossiers. 

  4. Comment l’institution fait-elle face aux conséquences de la crise ?

    Grâce aux nombreux indicateurs que nous avons mis en place, nous pouvons suivre très attentivement la situation et prendre les mesures adéquates telles que le renforcement des postes dans le secteur de l’Action sociale, afin de permettre l’accueil des nouveaux arrivants dans les meilleures conditions.
    Notre statut d’institution autonome nous permet de réagir rapidement. Elle a même fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation en utilisant de nouveaux outils, en créant de nouvelles structures et en renforçant ses effectifs. L’institution est ainsi en mesure d’affronter les grands défis de 2012 avec des outils tels que la Loi sur l’insertion et l’aide sociale individuelle (LIASI), un nouveau service de réinsertion professionnelle, un service Infor jeunes transformé, ou encore une agence de placement efficace pour ses bénéficiaires.

  5. Que prévoyez-vous comme évolution en 2012 ?

    En 2011, les collaborateurs de l’Action sociale ont procédé à l’ouverture de plus de 4'900 dossiers contre près de 3’300 sorties. Même si cette tendance à la hausse s’est confirmée sur le premier trimestre 2012, il ne devrait pas y avoir un nombre d'arrivées aussi important qu'en 2011, durant laquelle l'institution a fait face aux conséquences de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions de la LACI. Les arrivées sont essentiellement liées à la situation personnelle de chaque ménage, en fonction notamment des ressources et des seuils de fortune personnelles. 

  6. Quels sont les avantages du statut d’institution autonome ?

    Il nous permet d’être réactif lorsque nous devons nous adapter rapidement à une nouvelle situation (hausse des demande d’aides ou adaptation à un changement législatif, par exemple) et créatif (mise en place de nouveaux outils et de structures telles que le service de réinsertion professionnelle, Infor jeunes ou encore TRT, une agence de placement efficace pour les bénéficiaires).
    De plus, ce statut permet à l’institution de bénéficier de recettes propres à travers des donations (financières ou mobilières) et les revenus de la gestion de son parc immobilier.
    Ce statut est également un facteur de motivation des collaborateurs par le fait qu’ils travaillent dans une institution chargée d’histoire et porteuse de valeurs.
    Cette autonomie est bien évidemment contrôlée par l’Etat de Genève qui définit les orientations de l’institution à travers un mandat de prestations.

  7. Que représente le parc immobilier de l’Hospice général ?

    Au 1er janvier 2012, le parc immobilier de l’institution était constitué de 89 immeubles, représentant 1371 logements, 208 commerces et bureaux, 95 dépôts et 561 parkings. 48% des logements appartiennent aux catégories populaires et HLM, A cela s’ajoute 20% de logements à loyers intermédiaires. La part des appartements de standing est de 32%.

  8. A qui sont destinés les logements de l’Hospice général?

    Les logements de l’HG sont ouverts à tout le monde, bénéficiaire ou non de prestations de l’Hospice général. L’Hospice général pratique des loyers qui sont en conformité avec les prix moyens du marché immobilier du canton.
    48%, soit 662 logements appartiennent à la catégorie populaire et HLM et sont habités par des familles aux revenus modestes. L’Hospice général est aussi étroitement lié avec la Fondation privée pour des logements à loyers modérés (FPLM) qui dispose de 946 logements. 

  9. A quoi servent les revenus du parc immobilier de l’Hospice général?

    Le parc immobilier de l’institution dégage des revenus qui contribuent à financer les missions de l’institution et par la même à diminuer la subvention du canton. Ainsi, plus le bénéfice du parc immobilier de l’Hospice général est important, plus la charge du canton – et donc des contribuables – diminue.  Le bénéfice réalisé grâce au parc immobilier alimente chaque année le budget de l'institution. Il était d'un peu plus de 26 millions en 2011.

  10. Que fait l’Hospice général face à la crise du logement ?

    L’institution cherche des solutions à court, moyen et long terme. A court terme, elle travaille avec les partenaires sociaux pour trouver des hébergements d’urgence et en dernier recours auprès des hôtels et pensions. Elle intervient aussi lors des procédures d’évacuation et parvient  souvent à sursoir à des évacuations.
    A moyen terme, l’Hospice général développe des actions de prévention avec les partenaires immobiliers, il dispose d’une antenne à l’Office du logement et développe une relation de confiance et un travail en réseau avec la Direction du logement, la Gérance immobilière de la ville de Genève et les régies pour trouver des solutions au cas par cas. 
    A long terme, l’institution cherche à apporter des solutions du côté de la construction de logements afin de détendre le marché immobilier.

  11. Quel sont les projets immobiliers de l’Hospice général ?

    L'Hospice général cherche depuis longtemps des solutions en construisant sur les terrains qui lui appartiennent et là où cela est possible, avec la volonté de construire du logement social. Il est ainsi l’initiateur du projet de Vessy (où la Fondation privée pour les logements à loyers modérés construit 108 appartements qui seront disponibles à la fin de 2012) ainsi que de celui de La Chapelle. Ce dernier un projet comprenant quelque 500 logements est  mené en collaboration avec la Fondation Bonna Rapin sur les communes de Lancy et de Plan-les-Ouates. L’entrée des habitants est prévue pour 2014.
    L’institution projette aussi la surélévation des immeubles de la Jonction pour créer 112 logements à loyers moyens. L’institution cherche ainsi à détendre le marché de l’immobilier à Genève tout en favorisant la mixité, qui la clé d’intégration harmonieuse de toutes les populations vivant à Genève.