institution genevoise d'action sociale

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Questions concernant l'Asile

  1. Combien de requérants d'asile sont-ils accueillis à Genève?

    L’Hospice général doit assurer l’hébergement et l’assistance aux 5,6% des personnes qui déposent une demande d’asile en Suisse (attribution du canton de Genève). A fin 2011, l’Aide aux requérants d’asile (ARA) accueillait ainsi dans son dispositif un total de 4’687 personnes, pour moitié logées dans des structures collectives.

  2. Le nombre de requérants d’asile augmente-t-il ?

    Oui, L’année 2011 a été marquée par une progression de 12% des demandes d’asile déposées en Suisse. 1’680 personnes sont ainsi arrivées dans le dispositif de l’ARA. Parallèlement, il faut relever un nombre conséquent de départs (une centaine par mois environ), notamment dans le cadre des accords de Dublin. Le flux des départs est cependant loin de compenser celui des arrivées et avec, ce ne sont pas moins de 496 bénéficiaires supplémentaires que l’ARA a dû accueillir en 2011.

  3. Où sont logés les requérants d'asile ?

    Les requérants qui arrivent à Genève sont installés dans des logements collectifs ou foyers. Dans ces lieux, les sanitaires, cuisines et chambres sont partagés. Dans un deuxième temps, les femmes et les hommes accueillis et dont l'insertion s'effectue dans de bonnes conditions déménagent dans des habitations individuelles (studios ou appartements). En moyenne, une chambre accueille 2 personnes.
    Les personnes déboutées ou qui on reçu un avis de non entrée en matière sont logées dans des structures collective avec des chambres à 3 ou 4 places.

  4. Que fait l’Hospice général en cas d’arrivée massive de migrants ?

    L’Aide aux requérants d’asile peut gérer en flux tendus environs une centaine d’entrées et de sorties par mois dans ces structures d’accueil, mais ne possède pas de bâtiment de logements en réserve. Pour faire face à un afflux de migrants, l’institution peut ouvrir, en accord avec le Conseil d’Etat et les communes, un ou plusieurs abris de protection civile, comme elle l’a fait par le passé.  
    L’abri de Châtelaine (100 places) a ainsi été ouvert en mai 2011 et celui de Lancy (96 place) en mars 2012, pour recevoir les requérants d’asile déboutés et les personnes relevant de l’aide d’urgence (ces abris n’hébergent que des hommes seuls et en bonne santé). Il s’agit en tous les cas d’une situation temporaire et nous cherchons activement d’autres solutions plus durables.

  5. Quelle est la situation du logement pour les requérants d’asile ?

    Les logements sont à ce jour entièrement occupés mais personne n’est à la rue. Ces logements offerts sont simples mais décents. D’importants travaux d’aménagement ont été effectués dans plusieurs centres, notamment au foyer des Tattes, permettant de créer environ 250 places supplémentaires en 2011. Mais les limites d’extension de capacité des centres collectifs sont atteintes et les foyers sont arrivés à saturation.

  6. Quels sont les enjeux concernant le logement des requérants d’asile ?

    La pression sur le dispositif d’hébergement de l’ARA est d’abord provoquée par la forte hausse des arrivées de migrants, mais elle se trouve renforcée par l’érosion continuelle du parc immobilier et la difficulté croissante de libérer des places occupées par les personnes que l’ARA n’a plus pour mission d’héberger. En effet, dans le contexte de crise que connaît le canton, les anciens requérants ayant obtenu un permis B ou C ou qui ont même été naturalisés Suisse, sont de plus en plus nombreux à ne pas trouver à se loger à Genève. Enfin, l’institution connaît de multiples obstacles à la création de nouveaux centres d’hébergement. Ceux-ci sont pourtant indispensables, qu’ils soient pérennes ou provisoires, sur des terrains alloués à l’institution pour un nombre d’années limité par exemple, ne serait-ce que pour compenser la perte de lieux d’hébergement comme le foyer Rigot (70 places) qui a été détruit cette année pour faire place au chantier de la Maison de l’Europe.

  7. Les centres de requérants d’asile sont-ils des zones d’insécurité?

    Ces centres rencontrent certains problèmes, à l’instar de tous les lieux de vies où cohabitent de nombreuses personnes d’origine et de culture différentes, souvent chassées par un conflit armé.
    Le nombre de requérants d’asile commettant des actes contraires à la loi ou aux règles de vie commune est faible. L’Hospice général a mis en place une unité de veille et sécurité, en collaboration avec la police genevoise, afin de permettre aux requérants d’y vivre et aux collaborateurs d’y travailler dans les meilleures conditions possibles. On peut se féliciter de l’efficacité de ce dispositif, puisque depuis 2006, les actes d’incivilité ont diminué de moitié dans ces centres.