Retour 24 juil. 2026

Plein-les-Watts : un festival qui favorise l’intégration professionnelle

Pour cette 18ème édition de Plein-les-Watts, la 4ème en partenariat avec notre institution, des volontaires aux compétences ciblées que nous accompagnons ont intégré l’équipe du festival. L’occasion pour elles et eux d’aller au-delà de missions occupationnelles et de bénéficier d’un tremplin vers l’emploi.

Du 9 au11 juillet, Plein-les-Watts a investi le Parc Navazza sous une météo caniculaire pour célébrer le reggae une 18ème fois. Sur les 700 bénévoles qui ont fait marcher l’événement, près d’une cinquantaine est accompagnée par notre institution.

« C’est notre meilleur partenariat », lance tout de go Brice, coordinateur à l’Hospice général et responsable de la collaboration entre Plein-les-Watts et notre institution. Ravi de l’accueil et de l’encadrement des volontaires accompagnés par notre institution, il est aussi conforté dans son opinion par les retours des bénéficiaires. Il faut dire qu’elles et ils sont particulièrement chouchoutés : soirées spéciales et espace dédié, repas et boissons offertes, espace jacuzzi et même massages ! Mais sans elles et eux, Plein-les-Watts ne serait pas viable, d’autant que la structure est énorme, avec une semaine de montage et une autre de démontage.

Pour cette édition, une nouveauté attise la curiosité : certaines missions ont nécessité une recherche plus précise de compétences professionnelles parmi le vivier de personnes volontaires disponibles à l’Hospice général.

C’est ainsi que Zekrullah (alias Zeko), Karim, Charaghali et Laiq, 4 apprentis électriciens, ont rejoint une équipe de professionnelles et professionnels du domaine.

Nicolas, lui-même bénévole depuis 2007 pour Plein-les-Watts et par ailleurs directeur de la société Janin SA, raconte : « Il me manquait quelques personnes pour que l’équipe soit au complet. J’ai été vite emballé car leur français est très bien et ils avaient un rythme de travail très soutenu, parfois plus que le reste de l’équipe ! » Il espère les revoir l’an prochain, avec une année d’apprentissage de plus au compteur.

 

Plein-les-Watts
Karim, Zekrullah (alias Zeko), une personne du staff et Nicolas (en vert), Laiq et Charaghali - Photo de Mariia Symchych

 

Flavier, de son côté, s’est vu proposer un poste de chef d’équipe au bar après 2 ans de participation.

«Il était très demandé par plusieurs services, on a dû se battre pour l’avoir ! Heureusement pour nous, il a souhaité travailler au secteur bar », sourit François, son responsable. S’il a déjà participé en tant que volontaire à plusieurs événements sportifs et culturels, ce requérant d’asile originaire du Burundi, apprécie particulièrement Plein-les-Watts : « Il y a un fort sentiment d’appartenance. Et l’ambiance me plaît beaucoup, j’y trouve un côté amical, presque familial. Les premiers amis que j’ai rencontrés en arrivant à Genève font partie de ce festival.»

 

Plein-les-Watts
Flavier et François - Photo de Mariia Symchych

 

Plein-les-Watts ouvre une voie très intéressante pour des bénéficiaires qualifiés qui pourraient ainsi profiter de ce type d’événements pour ajouter une ligne porteuse à leur CV, réseauter, voire, pour certaines et certains, trouver un emploi. C’est tout ce qu’on leur souhaite !

Plein-les-Watts
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