Retour 26 mai 2026

Fresque pour la paix aux Tattes: un an déjà!

Lors de l’organisation des portes ouvertes du centre d’hébergement collectif des Tattes, en mai 2025, il a vite été question pour l’équipe du lieu d’une activité créatrice réalisée par des résidentes et résidents. C’est là qu’Elena Montesinos entre en jeu. Depuis longtemps, cette artiste alternative connue de la place genevoise utilise des pièces de monnaie pour son travail et s’intéresse à l’art sociologique tous azimuts.

« A une époque, j’étais spécialement fauchée et je récupérais des pièces pour les réunir dans les fameux rouleaux de la Poste. Un jour, j’ai tout lâché par terre et ça a automatiquement créé une mosaïque. J’ai trouvé ça très beau. C’est de là qu’est né ce concept », explique Elena.

Elena Montesinos
Elena Montesinos, artiste à l'origine de la fresque pour la paix aux Tattes.

 

Un travail de longue haleine
En automne 2024, résidentes et résidents des Tattes sont invités à amener leur petite monnaie et à se lancer ensemble sur cette œuvre d’art symbolisant la paix. Elle sera conçue de pièces du monde entier assemblées et scellées sur un mur du centre. Une dizaine de personnes se met au boulot et participe à la confection. Le collage nécessite de la précision et de la patience. Avec les pièces, plus de 100 pays sont représentés, dont certains n’existent plus ! L’œuvre est prête à temps pour les portes ouvertes et le résultat remporte un véritable succès.
 

Affiche
Affiche invitant résidentes et résidents à amener leur monnaie - © DESIGN: LIF-TATTOO

 

Anecdote intrigante, durant sa première année de vie, l’œuvre a perdu certaines pièces, « décollées comme elles l’auraient été dans n’importe quel espace public », raconte Alice, l’une des responsables de cet atelier côté Tattes à l’époque de sa réalisation. Depuis, la résine époxy (appliquée par un résident compatissant) a réglé le souci et le symbole de la paix est à nouveau complet. « Une plaque explicative apposée sous l’œuvre immortalise désormais ce travail avec un QR code qui explique en détail toute l’aventure », confirme Gustavo, autre responsable de ce projet pour le centre d’hébergement.

Elena est ravie des liens qu’elle a tissés avec quelques résidentes et résidents lors de cette expérience et revient fréquemment aux Tattes pour les rencontrer. Dans un avenir proche, elle imagine leur proposer des ateliers sur l’IA ou des arts digitaux, réalisables sur smartphone.

Photos: Farboud Mahmoudi 

Fresque paix Tattes
Fresque paix Tattes
Fresque paix Tattes
Fresque paix Tattes
Fresque paix Tattes
Fresque paix Tattes